Par où commencer avec l’IA · Premier workflow n° 4
Un assistant de revue des NDA entrants, introduit en deux étapes : il relève d’abord les écarts pour le juriste, puis libère seul les NDA qui ne modifient le modèle maison que dans les champs prévus.
Un premier usage de l’IA n’a pas besoin d’être spectaculaire. Il doit surtout être suffisamment délimité pour être testé, mesuré et amélioré.
Les accords de confidentialité (NDA) réunissent les quatre critères d’un bon premier workflow : ils sont répétés souvent, ont un porteur clair, appellent un livrable net — une note d’écarts clause par clause — et constituent un irritant déjà ressenti, côté juridique comme côté ventes et achats.
Le cas n’est à faible risque que dans un périmètre strict :
L’assistant compare chaque NDA à un modèle et à une position standard que le service juridique possède déjà. Le risque ne disparaît pas. Il devient plus visible, mesurable et gouvernable lorsque la position, le périmètre et les seuils de transmission sont définis.
Formaliser modèle maison, replis admis et lignes rouges clause par clause, attribuer un propriétaire à chaque règle et dater sa version. L’outil vient ensuite.
L’assistant compare le NDA reçu au modèle maison et au playbook, relève les écarts clause par clause en citant la règle concernée et propose un repli tiré de la bibliothèque approuvée. Le juriste accepte, négocie ou reformule. Chaque correction est notée, type de clause par type de clause.
Il libère pour signature, sans revue du juriste, les NDA qui reprennent le modèle maison en vigueur et ne changent que dans les champs prévus, pour un type d’accord et une contrepartie autorisés. Il transmet au service juridique tout écart au modèle, même léger, les NDA sur le papier de la contrepartie et les accords sensibles. La signature reste humaine.
Le passage à l’étape 2 ne devrait pas être décidé à l’avance. Il dépend de ce que le juridique observe durant l’étape 1 : la justesse des écarts relevés, les écarts manqués et la capacité du système à reconnaître les NDA qui sortent de son périmètre.
Les NDA de prospection sur le modèle maison peuvent passer à l’étape 2, tandis que ceux de partenariat restent à l’étape 1.
Segmentation du NDA clause par clause, comparaison textuelle au modèle maison, règles déterministes pour les champs variables et les lignes rouges, analyse rédigée par un LLM instruit de citer le playbook et un repli approuvé, garde-fous d’entrée et de sortie avec transmission au service juridique. Une boucle relie le journal, la revue du juriste et le jeu d’évaluation.
Les contrôles nécessaires avant toute réponse autonome :
Les corrections servent d’abord à améliorer le playbook, les règles, les consignes et le jeu d’évaluation. Le réentraînement du modèle n’est ni le point de départ ni un substitut à ce travail.
L’objectif n’est pas de retirer la revue des contrats au service juridique. Il est de réduire le délai de signature des NDA standards, d’éviter que les mêmes clauses soient relues à la main et de consacrer le temps des juristes aux accords qui demandent du contexte et un jugement.
Cas illustratif : société fictive, chiffres donnés comme ordres de grandeur. Sergio Castagna Consulting est membre de l’OpenAI Partner Network et partenaire enregistré du Google Cloud Partner Network ; le choix d’un outil intervient après le choix du problème.
La question utile n’est pas : « Quel outil faut-il acheter ? » Elle est : « Quel travail répété pouvons-nous faire assister, mesurer, puis déléguer de manière contrôlée ? »