Par où commencer avec l’IA · Premier workflow n° 1

Les questions RH sur les règles internes

Un assistant interne sur les règles RH, introduit en deux étapes : il aide d’abord l’équipe RH à répondre, puis répond seul sur les thèmes standards autorisés.

Un premier usage de l’IA n’a pas besoin d’être spectaculaire. Il doit surtout être suffisamment délimité pour être testé, mesuré et amélioré.

Un faible risque, dans un périmètre strict seulement

Les questions adressées aux RH sur les vacances, les frais, les absences, le règlement du personnel ou les directives réunissent les quatre critères d’un bon premier workflow : elles sont répétées souvent, ont un porteur clair, appellent un livrable net et constituent un irritant déjà ressenti.

Le cas n’est à faible risque que dans un périmètre strict :

Le risque ne disparaît pas. Il devient plus visible, mesurable et gouvernable lorsque les sources, le périmètre et les règles de transmission sont définis.

Une démarche en trois temps

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Préparer les règles

Identifier les textes applicables, résoudre les contradictions, attribuer un propriétaire à chaque document et dater sa version. L’outil vient ensuite.

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L’assistant propose, l’équipe RH décide

L’assistant prépare un projet de réponse qui cite l’article et sa version. Un membre de l’équipe RH relit, corrige si besoin, puis envoie. Chaque correction est notée, thème par thème.

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L’assistant répond sur les thèmes autorisés

Il répond lorsqu’une règle générale, écrite et à jour s’applique et que la réponse peut citer sa source. Il transmet aux RH les situations individuelles, sensibles ou ambiguës, et toute question dont la source est absente, contradictoire ou ancienne.

Passer de l’étape 1 à l’étape 2

Le passage à l’étape 2 ne devrait pas être décidé à l’avance. Il dépend de ce que l’équipe RH observe durant l’étape 1 : la qualité des réponses proposées, les corrections nécessaires et la capacité du système à reconnaître les situations qui sortent de son périmètre.

exactitude de la réponse et de la citationcorrections nécessaires, par thèmetransmission correcte des exceptionsaucun incident matériel sur le périmètre testédes sources à jour, chacune avec un propriétaire

Les vacances et absences peuvent passer à l’étape 2 pendant que les frais restent à l’étape 1.

Architecture de référence : comment le dispositif reste contrôlé

Une architecture RAG : recherche hybride (vecteurs + BM25) filtrée par les droits, reranking, génération par un LLM instruit de s’appuyer sur les passages retenus et d’en citer la source, garde-fous d’entrée et de sortie avec routage vers les RH. Une boucle d’apprentissage relie le journal, la revue RH et le jeu d’évaluation.

Schéma : Architecture de référence : comment le dispositif reste contrôlé

Cliquer sur le schéma pour l’ouvrir en grand.

Les contrôles nécessaires avant toute réponse autonome :

Évaluation. Jeu de référence d’environ 100 questions réelles. Métriques : exactitude, fidélité aux sources, citation correcte, taux de détection et de bonne transmission des exceptions. Rejoué à chaque changement de modèle, de prompt ou de corpus.

Observabilité. Chaque requête journalisée : question, passages récupérés, réponse, signaux de confiance, décision de routage. Les questions pouvant contenir des données personnelles, le journal est minimisé, accessible aux seules personnes autorisées et conservé pour une durée définie.

Identité et droits. SSO (SAML ou OIDC). Contrôle d’accès par rôle appliqué dès la recherche, pas après la génération.

Données. Hébergement et transferts de données vérifiés selon la solution retenue ; conditions contractuelles de non-utilisation des données pour l’entraînement ; chiffrement ; durée de conservation et accès au journal définis ; conformité nLPD vérifiée.

Sécurité applicative. Protection contre l’injection de prompt. Aucune action possible autre que répondre ou transmettre.

Les corrections servent d’abord à améliorer les sources, le routage, les consignes et le jeu d’évaluation. Le réentraînement du modèle n’est ni le point de départ ni un substitut à ce travail.

Ce que l’on cherche

L’objectif n’est pas de remplacer une décision RH. Il est de réduire le délai de réponse sur les règles générales, d’éviter que les mêmes réponses soient réécrites et de permettre aux RH de consacrer davantage de temps aux situations qui demandent du contexte et un jugement.

Cas illustratif : société fictive, chiffres donnés comme ordres de grandeur. Sergio Castagna Consulting est membre de l’OpenAI Partner Network et partenaire enregistré du Google Cloud Partner Network ; le choix d’un outil intervient après le choix du problème.

La question utile

La question utile n’est pas : « Quel outil faut-il acheter ? » Elle est : « Quel travail répété pouvons-nous faire assister, mesurer, puis déléguer de manière contrôlée ? »

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